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C'est quoi le libéralisme ?

C'est quoi le libéralisme ?
A lire absolument pour tous ceux qui ne savent pas vraiment ce qu'est et ce que veut le libéralisme et le capitalisme. Vous ne pourrez plus dire que vous n'étiez pas informés. Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, ceci est la politique de la droite et surtout de Sarkozy en ce moment. Détruire tout le social, c'est ce qui nous attend si on ne fait pas quelque chose maintenant.
Voici donc cette magistrale définition de mon ami yggdrasil que j'ai rencontré sur un forum.


L'ultra libéralisme est un modèle de société où on laisse faire les lois du marché et où l'état intervient le moins possible.
En clair, on garde un état régalien (police -armée - administration minimum). Dans ce type de société, l'état social n'existe pas. En clair, les filets de protection que nous connaissons (retraite, sécurité sociale, assurance chômage, allocations familiales) sont éliminés car ils représentent des coûts pour l'entreprise. A charge pour chaque individu de s'assurer par ses propres moyens pour faire face aux aléas de la vie.
En théorie, les salaires sont augmentés puisqu'ils ne sont plus ponctionnés des prèlèvements habituels des organismes sociaux. Les patrons eux voient leurs prélévements sociaux supprimés. Donc les entreprises ont plus de liberté pour augmenter leurs salariés ou se garder l'argent dans la poche. Donc favoriser les salaires, embaucher, investir dans l'appareil productif ou faire des placements financiers.
Mais partout où ce système a été adopté, (cf états-unis), les inégalités n'ont fait que croître. De plus la pression sur les salariés est énorme, puisqu'une fois qu'ils sont licenciés, ils ne bénéficient d'aucune allocation. La peur au ventre au boulot et pieds et poings liés devant le patron. Le rêve pour certains. De plus ce système n'offre aucune protection pour la santé. Chacun doit s'assurer selon ses propres revenus pour sa couverture santé. Et les assurances privées épluchent les candidats selon leur bonne santé.
Si tu n'as plus de travail et que tu es exclu, tu ne peux plus payer ton assurance, puique tu n'as plus de revenu dans ce système. Donc ils te foutent dehors et tant pis pour toi.
Donc l'angoisse perpétuelle du chômage, l'angoisse de pouvoir se soigner, l'angoisse d'avoir une retraire un jour.
Aux états unis, ce sont surtout les systèmes de fond de pension (de grosses boîtes en ont) et comme dans le scandale d'Eron, les retraites ont disparu dans la poche de quelques uns. Mais c'est loin d'être le cas pour toutes. Ceci dit, dans les petites boîtes, c'est la misère et le casse tête pour avoir une retraire et donc il n'est pas rare de voir des types travailler jusqu'à la mort aux états unis. Les richesses pour quelques uns et la démerde pour les autres, c'est le système américain. C'est le modèle que Sarkozy et ses amis voudraient nous faire adopter (même s'il s'en défend) .
Ensuite, l'autre partie, c'est que dans le système ultra libéral, il n'y a pas de places pour les services publics ou très peu. Tout est confié au privé car, pour le capital, tout est bon à prendre. Et c'est aujourd'hui ce que nous sommes en train de vivre avec la privatisation d'Edf. Le capital rentre au début par la petite porte et après, il mange tout en accord avec les pouvoirs politiques qui sont à son service.
Dans ce genre d'opération, les représentants des actionnaires vont mettre en oeuvre une politique de manière à ne garder que les parties les plus rentables des entreprises. Les autres branches moins rentables étant souvent appellées à être vendues. Le but de l'opération étant de faire baisser les coûts salariaux par tous les moyens de manière à accroître la haute rentabilité du capital investi. Cette politique aboutit à réduire le nombre de salariés au minimum, à accroître la pression managériale sur ceux qui restent, à accroître la précarité du personnel, à réduire le droit syndical, à réduire le niveau des salaires qui n'est non plus calculé selon une grille, mais selon l'investissement de chaque salarié. (chaque salarié devient le concurrent de l'autre parce qu'il faut mériter pour gagner, donc il faut se distinguer).
Mais cette politique ne s'attaque pas seulement aux services publics de l'énergie, elle s'attaque aussi à la fonction publique toute entière (comme nous le montre le plan d'économie que va réaliser Sarkozy sur 11 000 fonctionnaires qui ne seront pas remplacés). Il y a aussi le projet d'externaliser un certain nombre de services communaux au privé.
De plus en plus de mairies, voyant les revenus de la taxe professionnelle se réduire comme peau de chagrin suite à des décisions prises sous le précédent gouvernement auquel Sarkozy a participé activement, n'ont plus les moyens d'assurer le fonctionnement de certains de leurs services.
C'est ça l'ultra libéralisme.
Dans ses sociétés extérieures qui feront le travail, les salariés seront encore payés une bouchée de pain et souvent sans droits comme d'habitude. Encores plus précarisés qu'avant et à la merci du bon vouloir patronal et divin.
L'éducation nationale est encore un coût financier de trop dans ce monde de la jungle où seul le meilleur, le plus fort, le plus beau aura droit de cité. Oui, c'est pour cette raison que l'on nous présente comme absurde l'idée que les éléves travaillent trop par rapport au reste de l'Europe. Cela tombe bien cette bonne idée, comme cela on va encore pouvoir réduire le nombre de profs.
Le MEDEF est aux anges, il s'ébahit devant tant de servitude de son poulain Sarkozy. Le rattrapage scolaire c'est bien, surtout si ce sont des bénévoles qui s'en occupent et non pas des profs payés. Quelle aubaine.
En réalité que va devenir l'éducation nationale dans ce monde ultra libéral (l'éducation publique en clair), le parent pauvre et pourquoi parce que dans ce monde là, il y aura de plus en plus d'écoles pour ceux qui auront les moyens de payer des bonnes écoles à leurs enfants et ceux qui n'auront pas les moyens qui resteront dans un service public apauvri.

Pourquoi pensent ils comme cela et pourquoi font ils cela ? Parce qu'ils pensent qu'il n'est pas nécessaire que tout le monde ait besoin d'un haut niveau d'éducation dans leur société. Donc d'un côté les élites qui se reproduisent (puisqu'ils ont de l'argent) et de l'autre la masse qui sert leurs intérêts avec un niveau d'éducation plus faible.

Mais je ne vais pas poursuivre et peut être à d'autres de le faire.
Donc ce à quoi nous assistons avec l'oeuvre de Sarkozy, c'est une tentative d'un retour en arrière sans précédent dans l'histoire sociale, politique, économique de notre pays avec l'aval du grand patronat Français, Européen, des autorités de Bruxelles, du grand cousin Américain, G8, FMI, banque mondiale et leur volonté de progresser vers une mondialisation destructrice de tout droit social, et au droit à des services publics de qualité pour le plus grand nombre, au droit d'avoir accès à des soins de qualité, à l'éducation, au travail, au logement.
C'est tout simplement un recul d'un siècle dans l'histoire de notre pays. C'est la volonté de remettre en cause toutes les grandes conquêtes qui ont forgé l'identité de la France et sa particularité. C'est la volonté d'écraser d'un revers de main les conquêtes de 1936 et du front populaire, de la libération avec ce qu'a réalisé le conseil national de la résistance, (il a belle figure de citer GUY MOQUET), de mai 1968. Mais c'est aussi cracher sur ce qu'ont voulu faire les communards de la commune de paris en 1870, c'est cracher sur tous nos gavroches qui sont morts sur les barricades et qui ont donné leur sang pour la république sociale.

Alors c'est franchement ça votre vision de la France ?

# Posté le lundi 17 décembre 2007 08:20

Modifié le lundi 17 décembre 2007 08:55

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